L’Histoire de Thelma| Entre vous et moi

Quand Thelma enfile le bon costume

Thelma, 27 ans,  vient me voir. Elle a tout lu sur les HPI, elle pensait être à haut potentiel mais elle a fait le test de QI et la psychologue lui a dit qu’elle n’avait pas le profil. Ça l’a déboussolée, elle en sait plus quoi penser d’elle. Elle vient parce qu’elle est comme elle dit, fatiguée d’être elle-même, qu’elle s’ennuie dans ses études de droit et que dessiner lui manque.

Elle me dit  : « tout est trop chez moi » ; me raconte qu’elle se sent seule à ressentir la beauté du coucher de soleil comme l’injustice du monde, avec des larmes inarrêtables.  Qu’elle est fatiguée de ressentir les émotions des autres : si sa meilleure amie Louise est anxieuse, elle est anxieuse, si son amoureux est triste, elle devient triste. Qu’à la dernière fête de la musique, ses amis s’amusaient, mais elle aurait préféré avoir un casque sur la tête parce que la performance lui était hostile, trop de bruit, et puis cette odeur de détergent qui lui a donné envie de vomir dans la salle de concert…
Son amitié avec Emilie s’est soldée par une rupture qu’elle vécu comme une trahison, dans une grande détresse… ça lui rappelle d’autres histoires d’amitié d’ailleurs, en primaire, vécues avec la même intensité … Toutes ces montagnes russes émotionnelles la désarçonnent et l’épuisent. Elle a peur d’avoir peur et pourrait en venir à préférer à fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve…

Elle a l’impression que sa vie intérieure est trop intense, trop forte, trop différente , elle n’arrive pas à la partager par la parole, parce qu’alors « on me regarde comme une alien ….J’ai l’impression qu’on ne me comprend pas, qu’on ne m’aime pas telle que je suis et ça me bloque tout, même ma créativité. Je n’arrive même plus à dessiner. Je n’ai plus confiance en moi, je me sens nulle. »

Après avoir déconstruit certains stéréotypes sur le haut potentiel et lui avoir passé le test de la haute sensibilité , Thelma comprend que le profil HPI aurait été plus valorisant dans sa famille (synonyme de performance) à celui de haute sensibilité (qui lui rappelle ce qu’on lui disait petite : « Tu es trop sensible, tu es trop émotive, tu es fragile »)…

On arrive à la fin de son accompagnement, de nos conversations narratives et métaphoriques, de ses missions d’écriture et de séances d’auto hypnose ; Thelma a appris à accueillir sa haute sensibilité comme une ressource et se convainc petit à petit, que sa force, c’est d’avoir une vie émotionnelle riche et pleine de nuances  à mettre au service de son intelligence. Regardant sa créativité comme un atout, elle s’autorise à entreprendre des études artistiques et quitte le droit (parce que « dans la famille, les filles font du droit »). Son estime de soi est partie dans les cimes, elle se sent prête à honorer enfin ses valeurs, sa valeur.

C’est une responsabilité de se connaître, de développer ses ressources, de répondre à ses besoins, pour mieux vivre avec soi et avec le monde !

Et si vous changiez de regard  et regardiez votre atypie avec amour, comme une combinaison de super héroïne que vous pouvez enfiler afin d’embellir le monde ?

Quand Thelma se découvre

 

Pour plus d’informations vous pouvez me contacter au 0631303330 ou anne@annesaci.com

 
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Transmettre, une passion qui m’anime